Le Maroc se distingue dans un rapport du FMI sur les réformes économiques en Afrique : seul pays où la politique budgétaire n'est pas jugée « hautement prioritaire » parmi huit grandes économies examinées.
Ce constat, tiré du rapport 2026 du Fonds monétaire international sur la croissance forte, durable, équilibrée et inclusive, place le royaume à part. Selon Barlamane, le FMI attribue au Maroc une priorité « moyenne » pour les réformes budgétaires, alors que l'Algérie, l'Angola, l'Égypte, l'Éthiopie, le Ghana, le Kenya et le Nigeria sont tous classés au niveau « élevé ».
Concrètement, cela signifie que le FMI considère que le Maroc a moins d'urgence à réformer sa politique budgétaire que ses voisins. Mais attention : cela ne veut pas dire que tout va bien. L'institution recommande au royaume d'améliorer la gestion des finances publiques et l'efficacité de la dépense, comme elle le fait aussi pour l'Angola, le Kenya et le Nigeria.
Le rapport établit une grille de priorités pour chaque pays. Pour le Maroc, la gouvernance et les institutions du marché du travail sont jugées « hautement prioritaires ». En revanche, des domaines comme la réglementation des entreprises, le secteur financier, l'éducation, les réformes vertes ou la numérisation sont classés au niveau moyen, et le secteur extérieur au niveau faible.
Cette appréciation contraste avec celle de l'Algérie, qui reçoit le niveau « élevé » pour de nombreux domaines, y compris la gouvernance et la politique budgétaire. Le FMI précise toutefois que ces classements sont propres à chaque pays et ne se prêtent pas à une comparaison mécanique entre États. En clair, chaque pays a sa feuille de route, et celle du Maroc semble moins chargée sur le plan budgétaire que celle de ses voisins.




