Fini de jouer les spectateurs : le Maroc veut désormais produire ses propres jeux vidéo. Et pour cela, l'État ouvre son porte-monnaie.
Le secteur du jeu vidéo n'est plus vu comme un simple divertissement. Le Royaume veut en faire une vraie industrie, capable de créer, produire et vendre à l'étranger. Pour y arriver, il met en place un coup de pouce financier public, selon un article de Challenge.
Ce soutien passe par le Fonds de soutien à l'innovation (FSI), un dispositif public qui aide les entreprises innovantes. Jusqu'ici, les sociétés de gaming n'y avaient pas accès. C'est désormais le cas, grâce au programme d'appui à l'innovation pour la période 2026-2028. L'idée : ne plus se contenter d'acheter des jeux, mais en créer.
Le problème majeur des jeunes studios est simple : passer d'une idée à un produit fini coûte cher. Pour aider, l'État prend en charge une partie des dépenses. Pour la création d'un prototype, il peut financer jusqu'à 70 % du coût, avec un maximum d'un million de dirhams. Pour la phase de production pilote, le soutien peut atteindre 30 % du coût, plafonné à trois millions de dirhams.
Concrètement, cela signifie qu'un développeur avec une bonne idée peut obtenir une aide importante pour transformer son concept en jeu jouable, puis en produit commercialisable. C'est un signal fort pour les startups, les développeurs et les investisseurs du secteur.
Mais l'argent ne suffit pas. Le Maroc veut aussi miser sur ses jeunes talents. Le pays dispose de compétences en développement informatique, en création numérique, en design et en animation. L'objectif est de transformer ce vivier en une industrie structurée, capable de créer des propriétés intellectuelles locales et de conquérir des marchés internationaux.
Cette ambition n'est pas nouvelle. En 2024, le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication avait lancé une plateforme dédiée à l'industrie marocaine du jeu vidéo. Plus récemment, en mars 2026, la deuxième édition de l'« Incubateur Gaming » a accompagné douze entrepreneurs marocains du secteur.
Reste à voir si ces mesures suffiront à faire émerger des studios marocains capables de rivaliser sur la scène mondiale. Les détails précis du dispositif et les conditions d'éligibilité sont disponibles dans l'article de Challenge.




