Une banque européenne mise sur le numérique africain pour doper l'emploi local. Et le Maroc fait partie des pays ciblés par ce nouveau fonds d'investissement.
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a engagé, mercredi 26 août, huit millions de dollars (environ 6,8 millions d'euros) dans un fonds panafricain, selon Barlamane. Ce fonds, le deuxième lancé par la structure Ventures Platform, vise à financer de jeunes entreprises technologiques du continent.
Concrètement, il s'agit de soutenir des start-ups encore à un stade précoce, juste après leur création, mais avec un fort potentiel de croissance. Les investissements privilégieront cinq marchés : le Maroc, la Côte d'Ivoire, l'Égypte, le Nigeria et le Sénégal.
C'est une première pour la BERD. Cette participation constitue le premier engagement de la banque dans un fonds panafricain de capital-risque, c'est-à-dire un fonds qui prend des parts dans des entreprises prometteuses en échange de financement. L'objectif affiché par la BERD est de « soutenir l'innovation, la création d'emplois et l'essor du secteur privé ».
Le fonds de 200 millions d'euros, dont la BERD est un des investisseurs, privilégiera les sociétés capables de résoudre des problèmes économiques identifiés et d'ouvrir de nouveaux marchés. Selon son associé fondateur, Kola Aina, cette entrée de la BERD montre « une confiance institutionnelle croissante dans l'économie africaine de l'innovation ».
Comment cette somme sera-t-elle répartie entre les cinq pays ? Pour l'instant, aucune précision n'a été publiée sur une enveloppe dédiée au Maroc ou sur un mécanisme de répartition.




