Les vieux avions de transport marocains vont voler plus longtemps et mieux équipés. C'est la promesse du programme de modernisation mené par l'américain L3Harris, qui vient de franchir une étape clé.
Les C-130 sont des avions de transport militaire utilisés pour acheminer du matériel, des troupes ou de l'aide humanitaire. Ceux des Forces royales air (FRA), l'armée de l'air marocaine, datent pour certains de plusieurs décennies. Plutôt que de les remplacer par des appareils neufs, le Maroc a choisi de les faire moderniser par une entreprise américaine spécialisée dans l'électronique de défense, L3Harris.
Selon Barlamane, qui a publié un point d'étape de l'entreprise, les inspections du premier appareil confié au site de Waco, au Texas, sont terminées. L'avion est maintenant en train d'être réparé et équipé de nouveaux instruments numériques, notamment un affichage modernisé des paramètres moteur. Un deuxième appareil doit entrer dans le programme à l'automne 2026, puis un troisième plus tard dans l'année, avec une refonte complète de son cockpit, le poste de pilotage.
Ce programme découle d'un contrat pluriannuel annoncé le 14 juillet 2025 et qui court jusqu'en 2029. Il comprend des modifications de la structure des avions, des visites de grand entretien, la révision des moteurs et un soutien logistique. L'objectif, selon l'industriel, est de garder les avions davantage en vol et moins en atelier, et de les maintenir opérationnels pendant des décennies au-delà de leur durée de vie initialement prévue.
L'entreprise affirme que cette modernisation offre des capacités numériques avancées pour une fraction du coût d'un remplacement complet de la flotte. Elle doit aussi améliorer la disponibilité des appareils pour le transport tactique, l'aide humanitaire et les opérations spéciales, et donner aux Forces royales air davantage d'autonomie pour entretenir elles-mêmes leurs avions.
Ce chantier s'inscrit dans un partenariat stratégique avec les FRA, comme l'avait souligné un responsable de L3Harris, cité par Barlamane, pour qui cet accord devait garantir une flotte «prête à toute mission».




