Une nouvelle porte d'entrée vers l'immigration au Canada s'ouvre pour les étudiants marocains francophones. Le dispositif, qui vient de rouvrir, promet un chemin plus direct vers la résidence permanente, à condition de réussir ses études.
Le Canada a annoncé, mercredi 26 août, la réouverture des candidatures pour un programme pilote destiné aux étudiants francophones qui s'installent dans des communautés francophones hors Québec. Le Maroc fait partie des 33 pays dont les ressortissants peuvent en bénéficier, aux côtés de la Tunisie, de l'Égypte, du Sénégal ou encore de la Côte d'Ivoire.
Concrètement, ce programme permet à un étudiant marocain de demander un permis d'études, puis, une fois son diplôme obtenu, de présenter directement une demande de résidence permanente. L'avantage ? Pas besoin de passer par les invitations fédérales ou provinciales qui sont limitées chaque année dans les autres filières d'immigration. Mais attention : cela ne garantit pas automatiquement l'obtention de la résidence permanente. Le diplômé doit remplir certaines conditions, notamment vivre hors du Québec et avoir un statut de résident temporaire valide au moment de sa demande.
Pour être éligible, il faut s'inscrire à temps plein dans un programme d'études postsecondaires d'au moins deux ans, avec au moins 50 % des cours en français. Il faut aussi présenter sa demande depuis l'étranger, fournir une lettre d'acceptation d'un établissement participant au programme, et prouver qu'on a les ressources financières pour payer ses études et ses dépenses, ainsi que celles de sa famille qui accompagne.
Le niveau de français exigé est de 5 sur l'échelle des Niveaux de compétence linguistique canadiens (NCLC), un seuil plus bas que celui requis pour les programmes d'immigration francophones classiques, qui demandent un niveau 7. Cela rend le dispositif accessible à un plus grand nombre d'étudiants.
Le nombre total de demandes de permis d'études acceptées dans le cadre de ce programme est limité à 2 970 par an, toutes nationalités confondues, jusqu'au 25 août 2027. Les candidats marocains ne disposent donc pas d'un quota réservé, mais doivent concourir avec les autres pays éligibles.
Selon Barlamane, qui a rapporté l'information, ce dispositif s'inscrit dans les efforts du Canada pour renforcer ses communautés francophones hors Québec, en attirant des étudiants qui pourraient s'y établir durablement.




