Des images et des documents qui circulent depuis quelques jours présentés comme issus de fuites internes à la police marocaine ? Les autorités montent au créneau et démentent formellement.
Selon un communiqué conjoint de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et de la Direction générale de la surveillance du territoire national (DGST), aucune intrusion dans leurs systèmes informatiques n'a été enregistrée. Ces deux organismes gèrent respectivement la police et le renseignement intérieur au Maroc. Ils affirment que leurs systèmes sont soumis aux plus hautes normes de sécurité et qu'ils ne sont pas connectés à Internet. Autrement dit, il serait très difficile, voire impossible, de les pirater depuis l'extérieur.
Alors, d'où viennent ces données qui ont fuité ? D'après les deux directions, il s'agirait de « données anciennes » provenant de bases gérées par des compagnies d'assurance et des organismes de couverture médicale et sociale, et non des fichiers de la police. Le communiqué précise que ces systèmes sécuritaires sont « fondamentalement pas reliés aux réseaux ouverts sur Internet ».
Les autorités dénoncent également la circulation de photos truquées et de documents falsifiés, présentés comme des pièces officielles. Elles pointent des incohérences flagrantes : des tenues non réglementaires, des grades militaires inexistants au Maroc, des identités erronées et des fautes de langue. Bref, des éléments qui trahissent la supercherie.
Cette mise au point intervient dans un climat où les fausses informations peuvent rapidement semer le doute. Les recherches se poursuivent pour identifier et interpeller les auteurs de ces contenus, sous la supervision du parquet général. Selon Barlamane, qui a rapporté l'information, les investigations se poursuivent sous la supervision du parquet général compétent.




