Le Maroc devient une étape clé pour un géant chinois de la transformation du cuivre. La première ligne de production du complexe de Tanger Tech est en phase de réglage, avant une mise en service attendue en 2026.
Ce projet, porté par le groupe industriel chinois Zhejiang Hailiang, spécialisé dans la transformation du cuivre, est l'un de ses plus gros investissements à l'étranger. Selon Barlamane, qui a rapporté l'information le 27 août, la première ligne marocaine de cuivre et d'alliages est presque terminée : les équipements sont installés et en phase de réglage. Sa capacité sera de 50 000 tonnes par an.
Mais ce calendrier a glissé. Initialement, la production devait démarrer au deuxième trimestre, comme l'indiquait le rapport annuel du groupe publié fin avril. Désormais, Hailiang vise le troisième trimestre 2026. Un décalage de quelques mois, sans explication donnée dans la source.
Le site, situé dans la Cité Mohammed-VI Tanger Tech, dans la préfecture de Tanger-Assilah, s'étend sur plus de 304 000 mètres carrés. L'enveloppe totale approuvée par le conseil d'administration du groupe en mai 2024 atteint 288 millions de dollars, soit environ 2,7 milliards de dirhams.
Ce complexe ne produira pas que du cuivre brut. Plusieurs unités sont prévues : 35 000 tonnes de tubes en cuivre par an, 40 000 tonnes de barres de laiton de précision, 150 millions de raccords en alliage de cuivre, et 25 000 tonnes de feuilles de cuivre destinées aux batteries au lithium. Autant de produits destinés à l'automobile, aux équipements thermiques et aux nouvelles énergies.
Toutes ces activités n'avancent pas au même rythme. Si la première ligne approche de la production et que l'usine de tubes a reçu son autorisation de construire, avec des équipements déjà expédiés, les autres unités (barres de laiton, feuilles de cuivre) en sont à des stades bien moins avancés. Le groupe a prévu une durée de construction totale de trente-six mois pour l'ensemble industriel.
Pour le Maroc, cet investissement confirme l'attractivité de la plateforme Tanger Tech, qui vise à attirer des industriels de pointe, notamment dans les filières liées aux véhicules électriques et aux énergies renouvelables, où le cuivre est un matériau stratégique.




