Le projet gazier de Predator au Maroc franchit une étape décisive : les explosifs nécessaires aux essais sont enfin arrivés dans un port marocain, ce qui lève l'un des derniers obstacles avant le forage du puits MOU-6.
Pour comprendre ce que cela change, il faut savoir que Predator Oil & Gas, une société pétrolière basée à Jersey, prépare depuis des mois le forage de ce puits au Maroc. Sans ces explosifs, qui servent à perforer le tubage du puits pour tester s'il contient du gaz ou du pétrole, toute l'opération était bloquée.
Selon Barlamane, qui a rapporté l'annonce du 27 août, les travaux de génie civil sur la plate-forme sont désormais terminés. L'entreprise prévoit maintenant de fixer la date de démarrage des opérations dans les deux prochaines semaines, une fois que les équipes auront analysé les données techniques du forage.
Concrètement, la suite suit un ordre bien précis : d'abord, terminer le forage du puits. Ensuite, réaliser des enregistrements géologiques (les diagraphies) pour voir ce que contient la roche. Puis, si ces données sont encourageantes, utiliser les explosifs pour perforer le tubage et enfin tester si le puits produit des hydrocarbures à un débit économiquement intéressant.
Le directeur général, Paul Griffiths, se montre confiant sur le calendrier, mais reste prudent sur la suite. Interrogé sur les possibles accords commerciaux ou financements en cas de découverte, il répond que toute spéculation est prématurée à ce stade, selon la source.
Si le puits s'avère concluant, Predator estime que cela pourrait ouvrir la voie à la finalisation d'accords et de financements basés sur des recettes jugées attractives. Mais pour l'instant, l'entreprise met en avant sa discipline financière, qui lui a permis de garder le contrôle de ses projets pendant les phases les plus risquées.
La prochaine échéance est donc dans deux semaines, quand la société devra annoncer la date précise du début des opérations. Une étape très attendue pour ce projet gazier dans le pays.




