Face aux coûts croissants en Asie, l'industrie automobile mondiale continue sa redéfinition. Un équipementier chinois, spécialisé dans des pièces essentielles au confort des voitures, a choisi le Maroc comme nouveau point d'ancrage industriel.

L'entreprise Kaizhong, dont la spécialité est la fabrication de pièces d'amortissement de suspension et de pédaliers, prépare actuellement une usine dans la région de Tanger. Selon des informations rapportées par Barlamane, la production devrait démarrer à la fin de l'année 2026, avec pour principaux débouchés l'Europe et l'Afrique.

Pour comprendre l'importance de cette annonce, il faut savoir que ces pièces — bien qu'invisibles pour le conducteur — jouent un rôle crucial : elles absorbent les chocs et vibrations de la route, contribuant directement au confort du véhicule. Elles équipent aussi bien les voitures thermiques qu'électriques.

Le choix du Maroc n'est pas anodin. La direction de Kaizhong, cotée à la Bourse de Shanghai et connue à l'international sous la marque Carthane, justifie cette décision par plusieurs facteurs : un coût de main-d'œuvre comparable à celui de certaines de ses usines chinoises, une stabilité politique jugée rassurante, et surtout la proximité avec le marché européen. Un atout logistique considérable pour des pièces dont les délais de livraison pèsent lourd dans l'industrie automobile.

L'entreprise ne part pas de zéro : elle dispose déjà d'implantations aux États-Unis, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Mexique, et compte parmi ses clients des grands noms comme General Motors, Ford, Volkswagen, Porsche, Mazda et Suzuki. Son projet marocain vise d'abord à développer les ventes hors de Chine de l'un de ses produits historiques — les butées de suspension en polyuréthane — avant d'étendre sa gamme à d'autres composants.

D'après les informations disponibles, aucun montant d'investissement ni capacité de production annuelle n'ont encore été communiqués, indique la même source.