Fini les dossiers papier interminables et les disparités régionales pour ouvrir une station-service au Maroc. Une nouvelle procédure entièrement numérisée et harmonisée entre en vigueur fin octobre.

Le ministère de la transition énergétique et du développement durable a annoncé une refonte complète de la procédure d'autorisation pour la création et l'exploitation des stations-service et des stations de remplissage de carburants, avec une application prévue au 31 octobre, d'après Barlamane. Concrètement, ce changement vise à uniformiser les pratiques entre les différentes régions du Royaume, une demande de longue date des distributeurs qui dénonçaient des traitements inégaux, et à imposer des délais réglementaires clairs.

Le nouveau système repose sur une plateforme électronique prioritaire. L'investisseur devra d'abord vérifier que son projet respecte les critères techniques et juridiques du secteur, puis constituer un dossier comprenant notamment des études de faisabilité économique et environnementale. Le parcours détaille ensuite chaque étape : vérification de la recevabilité, enquête de terrain, examen technique, jusqu'à la décision finale.

Un point intéressant de la réforme : elle encourage — sans l'imposer — l'utilisation d'énergies renouvelables. Les porteurs de projet sont invités à envisager dès la conception de couvrir tout ou partie de leurs besoins en électricité via l'autoproduction ou l'achat d'électricité verte. Les dossiers avec cette composante bénéficient d'une instruction coordonnée entre les directions concernées, dans les mêmes délais que les autres.

Selon Barlamane, le ministère précise que les investisseurs doivent suivre l'instruction de leur dossier et répondre rapidement aux demandes de pièces complémentaires. En mai, la ministre Leïla Benali avait indiqué devant la Chambre des conseillers que plus de 800 stations-service avaient vu le jour, représentant environ 2,5 milliards de dirhams d'investissements et plus de 4 000 emplois, dans le cadre d'une réforme plus large sur la simplification et la numérisation des procédures.