Les fêtes nationales ont rythmé l'activité de la Bourse de Casablanca, qui a clôturé une semaine écourtée sur une note positive.

Souvent perçue comme un baromètre de la santé économique du pays, la place boursière marocaine a enregistré une hausse de son indice principal, le MASI, de 0,92% sur la période du 17 au 19 août, à 18.992,4 points. Cette période était marquée par la commémoration de la Révolution du Roi et du Peuple et la Fête de la Jeunesse, ce qui a raccourci la semaine de trading.

D'après Challenge, qui a rapporté l'information, l'indice élargi MASI 20, qui regroupe les 20 valeurs les plus liquides, a progressé de 0,48%, tandis que le MASI ESG, dédié aux sociétés les mieux notées en matière de responsabilité sociale et environnementale, a gagné 2,05%. En revanche, les petites et moyennes entreprises cotées ont légèrement reculé, leur indice perdant 0,58%.

Au niveau des secteurs, les mines ont tiré leur épingle du jeu avec une hausse de près de 5%, suivies des distributeurs et de l'électricité. À l'inverse, les holdings et les services de transport ont accusé les plus fortes baisses.

Côté sociétés, le groupe minier Managem a dominé les échanges, avec une progression de 5,94% de son action. D'autres valeurs comme Label Vie, Fenie Brossette, Douja Prom Addoha et IB Maroc.com ont également bien performé. À l'opposé, Zellidja S.A, S.M Monétique, Sanlam Maroc, Involys et Delta Holding ont enregistré les plus fortes baisses.

Le volume total des transactions a dépassé les 509 millions de dirhams, un montant principalement tiré par Managem, qui a représenté à lui seul près d'un quart des échanges, suivi de Itissalat Al-Maghrib et Sodep-Marsa Maroc. La capitalisation totale de la Bourse de Casablanca dépasse les 1.120 milliards de dirhams.

Selon toujours la même source, ce dynamisme de Managem fait suite à une période faste pour le groupe, qui a vu son chiffre d'affaires semestriel bondir de 166% par rapport à l'année précédente, atteignant 11,7 milliards de dirhams. Cette performance s'explique notamment par l'atteinte de la production nominale de ses mines de cuivre au Maroc et d'or au Sénégal, dans un contexte de marché jugé favorable.