L'industrie automobile marocaine attire un nouvel acteur asiatique. Un équipementier chinois prévoit d'installer une usine près de Tanger, un projet qui renforce la place du pays dans la chaîne de production automobile mondiale.

Un nouveau maillon s'ajoute à la chaîne automobile marocaine. Le groupe chinois Minth, qui fabrique des pièces pour voitures, a annoncé son implantation au Maroc. L'usine, prévue dans la région de Tanger, produira des systèmes d'étanchéité — ces joints en caoutchouc qui empêchent l'eau et l'air d'entrer dans l'habitacle. La production sera destinée au marché européen, selon des annonces repérées par Barlamane.

Ce choix du Maroc n'est pas anodin. Le royaume est déjà un acteur clé de l'industrie automobile en Afrique. Pour Minth, rapprocher la production de ses clients européens permet de réduire les coûts et les délais. Les offres d'emploi publiées par le groupe visent des profils en injection plastique et en peinture, ce qui laisse penser que l'usine pourrait faire plus que de l'assemblage, même si le groupe n'a officiellement mentionné que les systèmes d'étanchéité.

Par ailleurs, Minth indique avoir commencé à produire en série un système d'étanchéité pour un modèle Renault vendu en Europe. Mais attention : le rapport ne précise pas si cette production est liée à l'usine marocaine. Les deux annonces apparaissent dans le même document, mais sans lien officiel. Détail intéressant : certaines pièces de ce programme Renault utilisent des matériaux recyclables, une démarche que Minth présente comme un moyen de réduire l'empreinte carbone, sans donner plus de précisions.

Le groupe Minth est en pleine croissance. Son chiffre d'affaires a augmenté de plus de 9% au premier semestre. Une partie importante de ses ventes vient de la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique, qui a progressé de 16%. Le groupe attribue cette hausse au succès des voitures électriques et hybrides, un secteur en plein boom.