Le Maroc gagne du terrain en Italie : ses ventes y ont augmenté de près de 7 % entre janvier et mai, même si l'ensemble des échanges entre les deux pays a légèrement baissé. Un signal positif pour l'économie marocaine, porté principalement par les voitures et autres moyens de transport.

Ce qu'il faut comprendre : le Maroc vend des marchandises à l'Italie, et l'Italie vend aussi au Maroc. L'ensemble de ces échanges a atteint environ 22 milliards de dirhams (soit 2,033 milliards d'euros) sur les cinq premiers mois de l'année, selon une fiche publiée mercredi 19 août par l'Observatoire économique du ministère italien des affaires étrangères, rapportée par Barlamane. Ce montant est en recul de 2,5 % par rapport à la même période l'an dernier.

Mais ce qui compte le plus, c'est ce que le Maroc vend à l'Italie. Ces ventes ont atteint 841 millions d'euros (environ 9,1 milliards de dirhams), contre 787 millions l'année précédente. C'est une hausse de 6,9 %. Ce rebond contraste avec l'année 2025, où ces ventes avaient fortement chuté de 21,2 %.

Parallèlement, les ventes italiennes au Maroc ont reculé de 8,2 % sur la même période, à 1,192 milliard d'euros (environ 12,9 milliards de dirhams). Résultat : l'Italie vend toujours plus au Maroc qu'elle n'achète, mais son excédent commercial se réduit nettement, passant de 511 à 351 millions d'euros.

Autre signe de la place grandissante du Maroc : l'Italie est passée du 6ᵉ au 5ᵉ rang des débouchés pour les exportations marocaines, qui représentent désormais 4,8 % des ventes du Maroc à l'étranger. En revanche, le Maroc reste un partenaire mineur pour l'Italie, se classant 47ᵉ parmi ses fournisseurs.

Côté détail des produits, les moyens de transport (voitures, pièces détachées) représentent plus de la moitié des ventes marocaines à l'Italie en 2025, avec 52,7 % du total. Viennent ensuite l'alimentation, les boissons et le tabac (22,3 %), puis les textiles et vêtements (8,1 %). Ces chiffres montrent que le Maroc ne vend pas que des produits agricoles : l'industrie automobile y joue désormais un rôle central.