Les exportateurs uruguayens de bovins sur pied regardent de plus en plus vers le Maroc. La tendance s'accentue nettement en cette première quinzaine d'août.

C'est une tendance qui se confirme mois après mois. L'Uruguay, grand pays d'élevage d'Amérique du Sud, vend des bovins vivants à l'étranger. Et le Maroc est devenu un client de plus en plus important, au point de représenter désormais près d'un tiers des débouchés.

Selon les chiffres compilés par Barlamane, les demandes uruguayennes d'exportation vers le Maroc ont atteint 10,8 millions de dollars entre le 1ᵉʳ et le 15 août. Cela représente 43,2 % du total des demandes enregistrées sur la période, qui s'élève à 25 millions de dollars. Israël, premier client, concentre 45,2 % de ces demandes avec 500 000 dollars de plus. À eux deux, ces marchés pèsent 88,4 % du total.

Il faut toutefois comprendre ce que mesure ce chiffre : il s'agit de demandes d'exportation déclarées, pas d'animaux déjà chargés dans des navires. Le montant ne correspond donc pas à une valeur de bétail réellement parti vers le Maroc. Et la publication ne précise pas le nombre de têtes correspondant à ces demandes.

Cette dynamique s'inscrit dans une progression déjà engagée en 2025. L'Institut national des viandes uruguayen (INAC) avait alors comptabilisé 44 972 bovins expédiés vers le Maroc, soit environ 12 % des 371 210 têtes exportées par l'Uruguay sur l'année. Le royaume s'était classé troisième, derrière la Turquie (271 042 têtes) et Israël (54 296 têtes). La valeur globale de ces exportations avait atteint environ 383 millions de dollars en 2025, un niveau record dans la série de l'INAC.

L'ouverture du marché marocain est récente : elle remonte à 2023, lorsque les autorités uruguayennes ont obtenu l'habilitation sanitaire nécessaire pour exporter des bovins sur pied vers le royaume. Les données complètes sur les volumes de cette année d'ouverture restent à consulter.