À Khénifra, un festival fait dialoguer les générations autour de la culture amazighe. Mais cette année, l'accent est mis sur la reconnaissance de personnalités venues d'horizons variés — pas seulement des artistes.
La 7e édition du Festival international « Ajdir Izouran » s'est ouverte vendredi 21 août 2026 dans la ville de Khénifra, au centre du Maroc. Cet événement, qui mêle spectacles, expositions et rencontres, vise à faire connaître et à préserver la mémoire et l'identité amazighes, une composante essentielle de l'identité nationale marocaine.
Selon Aujourd'hui le Maroc, qui a couvert l'événement, la cérémonie d'ouverture a eu lieu dans la grande salle du siège de la préfecture de la province, en présence du gouverneur, de responsables locaux, d'élus, d'artistes et de membres d'associations. Un moment fort a été la lecture d'extraits du discours royal de 2001, prononcé à Ajdir par le Roi Mohammed VI — une étape clé pour la reconnaissance de la culture amazighe dans le pays.
Mais ce qui distingue cette édition, c'est la variété des personnalités honorées. Cinq personnes ont reçu des distinctions : deux artistes, un chercheur, une championne sportive et une docteure. L'objectif, explique l'organisation, est de saluer des contributions qui dépassent le seul domaine artistique pour englober la recherche, le sport et l'excellence académique.
Après la cérémonie, les participants ont visité un espace d'exposition, en compagnie du président de la Fondation Rouh Ajdir Atlas Khénifra et des membres de la direction. Les détails sur le reste de la programmation — concerts, conférences ou activités pour le public — ne sont pas encore tous connus, mais l'événement durera plusieurs jours.
Ce festival est un exemple de la manière dont les régions du Maroc utilisent la culture pour renforcer les liens sociaux et affirmer une identité riche, loin des grandes capitales. Pour les habitants de Khénifra, c'est aussi une occasion de voir des figures locales mises à l'honneur, souvent méconnues à l'échelle nationale.




