Et si la classe politique marocaine avait tout intérêt à tendre l'oreille vers sa jeunesse ? C'est en substance le message porté par Fatima Zahra Mansouri, coordinatrice nationale du Parti authenticité et modernité (PAM).

Dans une déclaration rapportée par LeSiteinfo, la responsable politique estime que les jeunes Marocains de la « génération Z » — c'est-à-dire ceux nés approximativement entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 — nourrissent des aspirations « légitimes ».

Pour elle, ces aspirations ne doivent pas être ignorées. Elles exigeraient au contraire « une compréhension approfondie » et « une interaction sérieuse » de la part des décideurs. Autrement dit : écouter, comprendre, puis répondre concrètement à ce que cette génération attend de la société et du politique.

Ce n'est pas anodin. Cette génération, souvent décrite comme connectée, exigeante et en quête de sens, représente une part importante de la population marocaine. Ses attentes touchent aussi bien à l'emploi, à l'éducation, à la culture ou encore à la participation citoyenne. En appelant à une prise au sérieux de cette parole, Fatima Zahra Mansouri met le doigt sur un défi majeur pour les partis politiques : renouveler leur lien avec une jeunesse qui, parfois, s'en sent éloignée.

Reste à savoir comment cette écoute se traduira concrètement. La déclaration, telle que rapportée, ne détaille pas de mesures précises. Mais elle a le mérite de poser une question centrale : la classe politique marocaine est-elle prête à répondre aux attentes de la génération Z ?