La lutte contre le terrorisme en Afrique passe aussi par le Maroc, et de nouvelles discussions à Londres le confirment.
Des responsables militaires américains et britanniques se sont réunis récemment à Londres pour évoquer la situation sécuritaire en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Parmi les sujets abordés, un projet concret au Maroc : un futur centre d'entraînement militaire et technologique à Tan-Tan, dans le sud du royaume.
Selon Barlamane, qui rapporte l'information, le commandement américain pour l'Afrique (Africom) a discuté avec des responsables britanniques de la défense de la progression des groupes terroristes en Afrique de l'Ouest et au Sahel, ainsi que de la lutte contre les trafics de stupéfiants. Le général John Brennan, commandant adjoint de l'Africom, a mené ces échanges à Whitehall, le siège du gouvernement britannique, et au quartier général interarmées permanent britannique (PJHQ) de Northwood.
Le compte rendu de ces discussions mentionne explicitement le Maroc à propos des réponses militaires étudiées. Les discussions ont porté sur « les inflexions stratégiques américaines, la progression des menaces terroristes en Afrique de l'Ouest et au Sahel, les efforts de lutte contre les stupéfiants et les solutions nouvelles auxquelles travaille l'Africom », avec une référence expresse à l'Amtec « récemment dévoilé au Maroc ».
Le Centre multidomaine d'entraînement et d'expérimentation en Afrique (Amtec) est un projet qui doit voir le jour à Tan-Tan à l'horizon 2030. Il s'agit d'une infrastructure militaire et technologique commune entre les Forces armées royales (FAR) marocaines et le commandement américain. Un mémorandum a été signé le 13 juillet au siège de l'Africom à Stuttgart pour établir cette structure. L'Amtec doit comprendre une zone d'entraînement multidomaine (MDTA), une académie de drones et de l'expérimentation technologique.
Ces discussions s'inscrivent dans un contexte de préoccupations partagées entre Washington et Londres face aux organisations terroristes en expansion en Afrique. Les deux pays entendent travailler avec les États africains sur des possibilités sécuritaires et économiques liées entre elles.




