La querelle entre deux grands partis marocains s'intensifie. Le PAM répond aux accusations du RNI en rappelant un précédent de 2021.

Que se passe-t-il ? Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a accusé le Parti authenticité et modernité (PAM) de chercher à attirer des élus et des responsables politiques dans ses rangs. Le PAM a répondu mercredi 26 août 2026 en rejetant ces accusations, et en retournant l'argument contre le RNI.

Selon Barlamane, le bureau politique du PAM a démenti les griefs du RNI, affirmant qu'il n'accepte pas de leçons de qui que ce soit en matière de respect de la loi ou de règles du travail politique. Il rejette les accusations de « manquement à l'éthique » et de « compétition démocratique malsaine », les qualifiant de « mensongères ».

Pour appuyer sa défense, le PAM rappelle qu'en 2021, le RNI avait attiré dans ses rangs plus de dix-sept parlementaires venus de cinq formations politiques, dont six siégeaient auparavant sous les couleurs du PAM. Le PAM souligne qu'à l'époque, il n'avait montré aucun agacement, contrairement au RNI aujourd'hui.

De son côté, le RNI, sous la présidence de Mohamed Chaouki, avait exprimé sa « vive préoccupation » face aux « débauchages et pressions » qui auraient visé plusieurs de ses élus ces dernières semaines. Il a cité huit noms, dont Abdelhay Hartoun, Mohamed El Jammani, Zineb Simou, Othmane Badel, Manal Badel, Bouchra El Ouardi, Abdelhafid El Makouti et Abdelkader El Hadouri. Le RNI a dénoncé une « contradiction criante » entre les engagements communs sur la moralisation des élections et les pratiques observées sur le terrain, évoquant notamment la région de Dakhla.

Cette dispute intervient alors que les deux partis font partie de la majorité gouvernementale. Le RNI menace de « garder l'entier de ses droits » pour engager des procédures légales, tandis que le PAM réaffirme qu'il ne forcera jamais personne à le rejoindre. Pour l'instant, le RNI considère que ces transferts ne sont pas des cas isolés, mais le PAM nie toute pression.