Un détective du web, connu pour retrouver des fonds volés en cryptomonnaies, pourrait bientôt ignorer les victimes marocaines. Mais cette décision, purement personnelle, ne remet pas en cause les recours officiels.

ZachXBT est une figure reconnue dans le monde des cryptomonnaies. Son métier : suivre les traces des transactions sur la blockchain, ces registres publics et consultables où chaque mouvement de crypto laisse une empreinte. Les victimes d'escroqueries font souvent appel à lui pour tenter de retrouver leur argent.

Mais selon les informations relayées par le compte Wu Blockchain, rapportées par Barlamane, il a déclaré samedi 22 août qu'il « rejetterait probablement de manière automatique » les demandes d'assistance venant du Maroc, mais aussi du Canada, du Royaume-Uni, de l'Inde, du Nigeria, de l'Algérie et du Bangladesh.

Une décision personnelle, pas une sanction officielle

Il faut bien comprendre ce que cela signifie. ZachXBT considère ces pays comme des juridictions de « faible qualité ». C'est son appréciation personnelle. Rien ne dit qu'elle repose sur une étude, des chiffres ou une décision gouvernementale. Ce n'est pas non plus une sanction d'une autorité internationale.

En clair : il a annoncé son intention, mais cela ne veut pas dire qu'il a déjà cessé de traiter les dossiers en cours. Et il n'a donné aucun détail sur la mise en œuvre. Par exemple, on ne sait pas si le filtrage se fera selon le pays de résidence ou de connexion, ni si des exceptions seront possibles pour les grosses affaires.

Que faire si on est victime au Maroc ?

Cette restriction, si elle se confirme, ne concernerait que l'aide privée de cet enquêteur. Les voies officielles, elles, restent ouvertes. Au Maroc, une victime d'arnaque en cryptomonnaies peut toujours s'adresser à la police judiciaire. Les plateformes d'échange où la transaction a eu lieu sont aussi des canaux de signalement. Rien n'est donc perdu pour ceux qui cherchent à obtenir réparation.