Un mois après l'afflux de migrants à Ceuta, l'ancien chef du gouvernement espagnol a choisi cette ville frontalière pour durcir le ton contre la politique migratoire en place.
Jeudi 27 août, José María Aznar, qui dirige la Fondation pour l'analyse et les études sociales (FAES), s'est rendu à Ceuta, une ville espagnole située sur la côte nord du Maroc. Son objectif : dénoncer une atteinte à la « souveraineté nationale » et exiger un changement « complet » de la politique migratoire du gouvernement de Pedro Sánchez, selon les déclarations retransmises en direct par la Radiotélévision de Ceuta (RTVCE), rapportées par Barlamane.
Cette visite intervient dans un contexte tendu. Fin juillet, des milliers de personnes sont entrées depuis le Maroc dans cette enclave, un événement que l'ancien dirigeant conservateur qualifie de violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne. Il a également critiqué la réponse de l'exécutif, estimant que « la souveraineté nationale ne prend pas de vacances » et que « la faiblesse est et sera toujours provocatrice ».
Sur place, l'accueil a été contrasté : des applaudissements et des cris de « héros » d'un côté, des huées et des insultes de l'autre. La formation autonomiste Ceuta Ya! avait dénoncé la veille « une véritable insulte pour cette terre », reprochant à Aznar ses positions passées, notamment sur les musulmans et la guerre d'Irak.
Cette prise de position relance le débat sur la gestion des frontières sud de l'Europe, alors que le gouvernement espagnol cherche à stabiliser la situation. Pour en savoir plus sur les déclarations complètes et les réactions, consultez l'article de Barlamane.




