La rentrée est ce moment où les vacances se referment et où le quotidien reprend ses droits. Une chronique parue cette semaine invite à ne pas simplement subir ce retour à la routine, mais à en faire une occasion de réflexion.
Le texte s'appuie sur le mythe de Sisyphe — ce personnage de la mythologie grecque condamné à pousser éternellement un rocher en haut d'une montagne, pour le voir redescendre à chaque fois et devoir recommencer. Sa punition n'est pas seulement l'effort, c'est la répétition sans fin, le sentiment de travailler sans jamais aboutir.
D'après Aujourd'hui le Maroc, qui publie cette chronique, Sisyphe n'a pas disparu. Il aurait simplement changé de forme. Son rocher peut être un dossier, une échéance, une dette, un objectif professionnel, une facture, ou encore une boîte mail saturée. À la fin de l'été, quand les valises sont rangées et que les agendas se remplissent, ce rocher revient.
La chronique fait aussi référence à Albert Camus, qui a consacré un essai à ce mythe. Camus y posait une question radicale sur le sens de la vie face à la répétition. Mais il ne proposait ni la fuite ni la résignation, plutôt la lucidité — le fait de voir les choses clairement, sans illusion.
Le propos se termine sur une interrogation : la rentrée ne devrait pas être seulement le retour des contraintes, mais l'occasion de se demander ce qu'on pourrait faire différemment cette année. Un appel simple, mais qui invite à changer de regard sur cette période souvent vécue comme une fatalité.




