Le Maroc s'impose comme un partenaire agricole clé pour l'Union européenne, mais les tendances ne sont pas les mêmes selon les céréales.

La Commission européenne, qui suit chaque semaine les mouvements de céréales grâce aux données douanières, a publié mardi 18 août les chiffres des échanges avec le Maroc pour les sept premières semaines de la campagne commerciale 2026-2027. Cette campagne a débuté le 1ᵉʳ juillet.

Sur cette période, le Maroc a principalement acheté du maïs européen : environ 63 000 tonnes ont été exportées vers le royaume, ce qui représente un peu plus de 10 % de toutes les exportations de maïs de l'Union européenne. C'est une hausse par rapport à l'année précédente, où le Maroc n'avait absorbé que 4,5 % de ces exportations, selon les données fournies par la Commission.

À l'inverse, le Maroc est une source importante de blé dur pour l'Europe. Les importations européennes de blé dur marocain ont atteint 608 tonnes, soit 80 % de tous les volumes importés par l'Union européenne dans cette catégorie sur la période. C'est une progression notable par rapport à l'an dernier, où ce pourcentage n'était que de 22 %.

Le sorgho, une autre céréale, est également exporté vers le Maroc, mais en plus petites quantités : 77 tonnes, soit 1,5 % des exportations européennes.

Ces chiffres proviennent du dispositif de surveillance douanière de la Commission européenne, qui compile les déclarations des administrations nationales. Ils peuvent encore évoluer en cas de corrections de ces déclarations, précise l'institution. Selon Barlamane, qui rapporte ces données, les échanges couvrent plusieurs catégories de céréales, du blé tendre à l'orge, en passant par le maïs et le sorgho.

Ces flux montrent des rôles complémentaires : le Maroc s'approvisionne en maïs européen, tandis que l'Europe compte sur le blé dur marocain.