Vendre un bien ou des actions peut coûter cher. Au Maroc, le cabinet PwC vient de rappeler les règles qui s'appliquent aux particuliers et aux entreprises, dans une comparaison internationale.

Quand vous vendez quelque chose (un appartement, une voiture, des actions) à un prix plus élevé que celui auquel vous l'aviez acheté, la différence s'appelle une plus-value. Au Maroc, cette plus-value est imposée. Mais comment exactement ? Le cabinet PwC, qui publie chaque année un comparatif mondial des systèmes fiscaux, a détaillé le cas marocain dans sa dernière fiche.

Selon Barlamane, qui rapporte l'étude du cabinet, le taux de référence pour les particuliers est fixé à 20%. Autrement dit, si vous êtes un particulier et que vous réalisez une plus-value, le fisc en prendra environ un cinquième. Pour les entreprises, la logique est différente : leurs plus-values ne sont pas taxées séparément. Elles sont simplement ajoutées à leurs bénéfices et soumises à l'impôt sur les sociétés (IS), dont le taux normal s'applique.

Cette distinction est importante car elle simplifie la donne pour les sociétés : pas de calcul spécifique pour les gains en capital. Pour les particuliers, en revanche, il existe un taux dédié, qui peut varier selon le type d'actif vendu.

Le cabinet attire toutefois l'attention sur le fait que ces chiffres correspondent aux taux maximaux indiqués dans son comparatif, et que les règles exactes peuvent varier selon la nature du bien cédé ou la situation du contribuable. Des exemptions existent, mais le détail n'est pas précisé dans cette synthèse.

À titre de contexte, le taux marocain se situe dans une fourchette moyenne : il est plus élevé que dans certains pays africains, mais inférieur à celui de grandes économies européennes comme la France ou l'Espagne, où il dépasse 30%. Le Kenya, par exemple, applique 15% aux particuliers.