Les caisses des municipalités marocaines se remplissent de financements publics. Et cela change concrètement le quotidien des citoyens : de nouvelles lignes de bus, des routes, des équipements.
Le Fonds d'équipement communal (FEC) est une institution publique dont le rôle est de prêter de l'argent aux collectivités territoriales — les communes, les régions, les provinces — pour qu'elles puissent réaliser leurs projets d'investissement. Au premier semestre 2026, cet organisme a vu son activité bondir.
Selon Challenge, qui a relayé le communiqué du FEC publié le 24 août, les engagements de prêts ont grimpé de 46% par rapport à la même période en 2025. En clair : le FEC a promis de financer beaucoup plus de projets locaux qu'avant.
Cette hausse s'explique par « la dynamique soutenue des investissements territoriaux ». Concrètement, les collectivités locales ont davantage de projets à financer, et une grande partie de ces financements vise un domaine précis : la mobilité urbaine et interurbaine (transport en commun, infrastructures routières...). C'est un levier clé pour rendre les territoires plus attractifs.
Le montant total des prêts décaissés — c'est-à-dire réellement versés aux collectivités — a lui aussi augmenté, de 57%, pour atteindre 1,4 milliard de dirhams. Et les créances du FEC sur ses clients (l'argent que les collectivités doivent encore rembourser) dépassent désormais les 27 milliards de dirhams.
Autre fait notable : 97% des projets financés sont classés à faible risque environnemental et social. Le FEC applique une grille de notation pour vérifier que les projets financés ne nuisent pas à l'environnement ni aux populations avant de donner son accord.
Enfin, le produit net bancaire (PNB) — un indicateur clé de l'activité financière — reste stable, autour de 326 millions de dirhams. Malgré la baisse des taux d'intérêt en 2025, le FEC compense en accordant davantage de prêts. Il diversifie aussi ses sources de financement à l'international pour proposer des conditions avantageuses aux collectivités.
Cette tendance positive montre que les collectivités territoriales marocaines investissent massivement, sans alourdir la charge environnementale, un bon signe pour le développement durable des régions.




