Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a transformé un déplacement à Dakhla en une tribune pour regarder loin devant, bien au-delà de l'actuel mandat.

Samedi 25 juillet, depuis Dakhla, Aziz Akhannouch, également président du Rassemblement national des indépendants (RNI), a mêlé un bilan des investissements locaux à un message tourné vers les prochaines échéances électorales, selon Aujourd'hui le Maroc. Il a notamment appelé les militants du parti à préparer la prochaine étape.

Lors de son discours, Akhannouch a cité les chantiers en cours dans la région — futur port, nouvelles routes, infrastructures, agroalimentaire, tourisme et énergies renouvelables. Il a aussi rappelé que la question du Sahara marocain restait pour lui une "cause nationale", pas une affaire conjoncturelle.

Sur le plan social, il a reconnu les attentes des citoyens, notamment en matière de santé. Selon les chiffres qu'il a avancés, sept centres de soins de proximité ont été entièrement réhabilités, deux autres sont programmés et deux nouveaux sont en construction. Un nouvel hôpital universitaire a été bâti et est en phase d'équipement. Le nombre de médecins spécialistes est passé de 53 en 2021 à 72 en 2026, et celui des infirmiers de 331 à 464.

Le chef du gouvernement a aussi mis en avant six grands projets approuvés par la Commission des investissements, qui devraient créer plus de 3.700 emplois directs et indirects dans la région.

Mais le cœur du message était ailleurs : la préparation de la suite. Akhannouch a esquissé les grandes lignes du programme 2026-2031 du RNI, insistant sur la continuité des réformes engagées, notamment dans l'enseignement, le transport scolaire et les cantines. L'objectif est clair : ne pas attendre la fin du mandat pour projeter le parti vers la prochaine échéance électorale.