Exploiter des plages pour en extraire des métaux rares : un projet avance enfin concrètement sur la côte atlantique marocaine, avec la signature d'un accord stratégique.
On parle ici de sables minéralisés lourds (HMS). Ce sont des grains de sable riches en minéraux lourds comme le titane ou le zirconium — des matériaux utilisés dans l'aéronautique, la peinture ou la fabrication d'objets en céramique. Ce type de gisement se trouve souvent le long des côtes, là où les vagues concentrent naturellement ces particules plus denses que le sable ordinaire.
Le projet TitanBeach est porté par une société marocaine, NSM Capital, elle-même détenue à 76,5 % par une entreprise canadienne, Steadright Critical Minerals Inc. Un accord-cadre a été conclu le 18 août avec un groupe public international de construction et d'ingénierie. Un détail intrigue d'ailleurs dans ce dossier : la source précise que l'identité de ce partenaire public n'a pas été révélée.
Selon Barlamane, qui a rapporté l'information, cet accord prévoit dans un premier temps la construction d'une usine pilote. L'objectif : tester en conditions réelles la rentabilité de l'exploitation avant d'étendre le projet. Les permis restent d'ailleurs un point de vigilance, puisque le permis environnemental attend encore une signature officielle.
Il y a plus d'un an, le 10 juillet 2026, un volet complémentaire lié à des équipements d'enrichissement avait déjà été signé. Et le 13 août, le permis d'exploitation a été annoncé. Le projet avance donc par étapes, en attendant le feu vert définitif pour l'environnement.
Concrètement, cette coopération porte sur la planification et la conception des installations, les infrastructures permanentes, et la maintenance. Une petite participation dans le projet a été réservée à un acteur marocain, Homme Construction, selon les précisions publiées. Le détail des mécanismes financiers complexes reste à découvrir dans la source originale.




