Des jeunes Marocains nés à l'étranger passent leurs vacances d'été à explorer le Royaume, entre conférences et visites de terrain. Un rendez-vous annuel devenu incontournable pour renforcer leur attachement au pays d'origine.
Pour beaucoup, le Maroc est une terre connue à travers les récits familiaux. Pour d'autres, c'est un souvenir de vacances. Mais pour des centaines de jeunes étudiants de la diaspora, ce séjour estival est l'occasion de tisser un lien concret avec leur pays d'origine.
Selon Aujourd'hui le Maroc, le département chargé des Marocains résidant à l'étranger a organisé cette année la 17e édition de son université d'été, un programme lancé en 2009 et destiné aux jeunes de la diaspora. L'événement s'inscrit dans le cadre de l'opération Marhaba, ce dispositif d'accueil des Marocains du monde pendant la période estivale.
Ce qui frappe dans cette édition, c'est le profil des participants : une grande majorité est née hors du Maroc, et la participation féminine est nettement majoritaire. Les organisateurs y voient un signe de l'intérêt croissant des nouvelles générations — parfois les troisième et quatrième générations émigrées — pour leur pays d'origine.
Le programme mêle plusieurs dimensions : identitaire, économique, artistique et touristique. Les jeunes découvrent notamment les infrastructures et les grands projets de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, une zone en pleine expansion. Des intervenants marocains encadrent des conférences et des ateliers, tandis que des visites de terrain permettent de voir concrètement les réalités du pays.
Ce rendez-vous répond à un enjeu simple : permettre à ces jeunes, souvent éloignés du Maroc, de se sentir pleinement marocains. Selon un responsable du département, cité par la source, l'objectif est de consolider les liens entre ces jeunes et leur pays à travers ce contenu diversifié.
À l'heure où la diaspora marocaine joue un rôle croissant, ce type d'initiative participe à maintenir un lien vivant entre les générations nées à l'étranger et leur patrie d'origine.




