Au Maroc, produire de l'eau potable devient aussi une affaire de rentabilité industrielle. La station de dessalement d'Agadir est devenue la pièce maîtresse du portefeuille hydraulique du groupe Cox, qui a publié ses résultats semestriels.

D'après Barlamane, l'usine marocaine a vu son résultat brut d'exploitation augmenter de 5% sur un an, pour atteindre 14,2 millions d'euros au premier semestre 2026. Ses revenus, eux, ont légèrement baissé à 27,7 millions d'euros. Mais malgré cette baisse, la marge bénéficiaire de l'installation est restée élevée, proche de 51%. Le groupe juge ces résultats conformes à ses attentes, et estime que le second semestre devrait être plus dynamique.

Ce qui rend la station d'Agadir cruciale pour Cox, c'est qu'elle est aujourd'hui la seule de ses installations hydrauliques historiques à être réellement rentable. L'autre usine du groupe, située à Accra au Ghana, est totalement à l'arrêt depuis plusieurs mois à cause d'un conflit avec le gouvernement ghanéen. Elle n'a généré aucun revenu et a affiché une perte d'exploitation de près de 5 millions d'euros sur le semestre. Agadir représente donc 82% des capacités de dessalement en activité du groupe.

Pour le groupe dans son ensemble, ce trimestre a été marqué par une forte croissance, portée par l'intégration d'un nouvel actif au Mexique. Mais le texte source ne donne pas de détails sur d'éventuels nouveaux projets ou extensions au Maroc, ni sur un calendrier pour augmenter la capacité de l'usine d'Agadir, qui est restée inchangée.