Acheter des yaourts, des vêtements ou des appareils électroménagers venus de l’étranger, c’est un choix du consommateur. Mais quand la facture dépasse les 200 milliards de dirhams en une seule année, cela devient un sujet économique.
Selon Médias24, le Maroc a importé pour 203,5 milliards de dirhams de produits finis de consommation en 2025. Ce chiffre a augmenté de plus de 40 milliards de dirhams en seulement deux ans. Autrement dit, le pays achète de plus en plus à l'étranger ce qu'il pourrait, pour partie, produire lui-même.
Bien sûr, certains de ces biens sont difficiles à fabriquer localement (composants high-tech, matières premières rares, etc.). Mais une large part de ces importations concerne des produits que l'industrie marocaine pourrait réaliser sur place, selon les informations rapportées par le média. Cela soulève une question : pourquoi ne pas produire davantage chez nous ? Les raisons peuvent être multiples : coûts de production, manque d'infrastructures, fiscalité ou encore préférences des consommateurs.
Ce phénomène interpelle à un moment où le Maroc cherche à renforcer son tissu industriel et à réduire sa dépendance commerciale. La hausse de la facture d'importation signifie plus d'argent qui sort du pays, sans créer d'emplois locaux supplémentaires dans la transformation.
L'article de Médias24 ne donne pas la liste précise des produits concernés ni n'explique les raisons exactes de cette hausse, mais il met en lumière une tendance claire : le pays importe davantage de biens qu'il pourrait fabriquer lui-même, ce qui interroge sur les choix économiques à faire pour l'avenir.




