Imaginez un coffre-fort géant pour les données numériques du pays. C'est un peu ce que le Maroc prépare, via un accord signé avec une entreprise spécialisée.

Le ministère de la Transition numérique a signé un mémorandum d'entente avec la société Vertiv, selon Médias24. L'idée est de construire ce qu'on appelle un « data center souverain » — un centre de données qui appartient au pays et dont il contrôle l'accès — d'une capacité de 50 mégawatts.

Concrètement, un data center, c'est un bâtiment rempli de serveurs qui stockent les e-mails, les fichiers, les sites web ou les applications. Quand on dit « souverain », cela signifie que les données (des citoyens, des entreprises, des administrations) restent sous le contrôle du Maroc, sans dépendre d'un serveur situé à l'étranger.

L'accord entre le ministère et Vertiv ne porte pas seulement sur la construction de ce centre. D'après le média, les deux parties unissent aussi leurs expertises pour développer des infrastructures numériques « résilientes » (capables de résister aux pannes ou aux attaques), du cloud souverain (un espace de stockage en ligne contrôlé par le pays) et de l'intelligence artificielle.

Ce projet de centre de 50 MW est particulièrement ambitieux : plus la capacité en mégawatts est élevée, plus le centre peut accueillir de serveurs et traiter de données. À titre de comparaison, c'est plusieurs fois la puissance nécessaire pour faire fonctionner un grand hôpital.

L'objectif affiché est double : d'un côté, garantir la sécurité et la confidentialité des données marocaines, et de l'autre, donner au pays une infrastructure moderne pour accueillir les technologies de demain, comme l'intelligence artificielle. Reste à voir le calendrier de réalisation, qui n'a pas été détaillé par les signataires.