Le Maroc confirme sa montée en puissance dans le ciel africain, mais le sommet reste encore loin.
Sur le continent, les aéroports se livrent une concurrence féroce pour attirer les compagnies et les passagers. Et en août, Casablanca s'impose comme un acteur qui monte : sa croissance est plus rapide que celle des trois géants qui la devancent.
D'après les données du cabinet britannique OAG Aviation Worldwide, rapportées par Barlamane, l'aéroport Mohammed-V de Casablanca a programmé 800 000 sièges au départ pour le mois d'août. C'est le quatrième volume du continent. Il progresse de plus de 10 % par rapport à l'année précédente, un rythme supérieur à celui du Caire, d'Addis-Abeba et de Johannesbourg, qui pointent devant lui.
Ce classement mesure la capacité aérienne, c'est-à-dire le nombre de places proposées par les compagnies sur les vols au départ. Derrière les trois grands hubs, Casablanca se distingue comme la première plate-forme hors de ces carrefours majeurs, et la seule du Maghreb dans ce haut du tableau.
Mais tout n'est pas rose : l'écart qui sépare Casablanca de Johannesbourg, troisième, s'est creusé en un an, passant de 320 000 à 350 000 sièges. Pendant ce temps, c'est surtout Royal Air Maroc qui tire la croissance casablancaise, selon les données du cabinet.
Le Maroc, au niveau national, se place troisième marché africain avec 2,21 millions de sièges programmés, derrière l'Égypte et l'Afrique du Sud.
Des concurrents comme Alger, Nairobi ou Le Cap suivent de près, avec des volumes compris entre 530 000 et 680 000 sièges. Certains affichent même des croissances plus fortes, à l'image de Nairobi et Lagos, ce qui laisse entrevoir une concurrence accrue dans les années à venir.




