Des plans consultés par le quotidien britannique The Guardian mentionnent une base militaire à Gaza pensée en priorité pour des soldats marocains. Mais il s'agit de préparatifs, pas d'une décision officielle.
Pour comprendre ce qui se passe, il faut savoir qu'une force internationale de stabilisation (FIS) est en préparation pour Gaza. Cette force, encadrée par un Conseil de paix présidé par Donald Trump, pourrait compter jusqu'à 5 000 militaires. Selon des documents révélés jeudi 6 août par The Guardian, une première base de 150 places serait prévue pour accueillir principalement un contingent marocain.
Cette base serait située à environ 1,6 km de la frontière israélienne, sur une parcelle d'environ 100 mètres sur 120, dans la partie de l'enclave contrôlée par l'armée israélienne. Jusqu'à 150 militaires pourraient y être logés dans la phase initiale, avec des rotations depuis une base établie en Israël.
Mais attention : le chiffre de 150 correspond à la capacité de l'installation, pas à un effectif officiellement annoncé par le Maroc. D'après la source, Barlamane, aucune communication officielle de Rabat n'a confirmé l'envoi de précisément 150 militaires des Forces armées royales. De plus, le projet de construction associé à l'entreprise américaine Arkel International n'était pas définitivement conclu au moment de la publication : un responsable du Conseil de paix a indiqué que plusieurs marchés étaient encore dans leurs « dernières étapes de préparation ».
Ce qui est plus solide, c'est que le Maroc fait partie des cinq États fondateurs contributeurs de troupes pour cette force. Un rapport transmis au Conseil de sécurité des Nations unies indique que le Maroc a signé le 19 février, avec l'Albanie, l'Indonésie, le Kazakhstan et le Kosovo, la déclaration des États fondateurs. Une mission de reconnaissance a été menée fin avril, et quelques officiers marocains et kosovars ont rejoint Israël avant mi-juillet pour former le noyau préparatoire de la force.
En résumé : le Maroc est bien impliqué dans les préparatifs de cette force internationale, mais le déploiement concret, le cadre juridique définitif et le calendrier restent à arrêter. Il faut donc prendre ces informations avec prudence.




