La Colombie s'apprête à changer de cap économique et le Maroc fait partie des pays qu'elle veut courtiser. La future ministre du Commerce a annoncé une révision des accords existants, sans encore préciser ce qui va vraiment changer.

C'est une nouvelle qui peut sembler technique, mais elle a des conséquences très concrètes pour les échanges entre les deux pays. Selon Barlamane, le futur ministre colombien du Commerce, Mauricio Gomez Amin, a annoncé jeudi 30 juillet vouloir revoir les accords avec le Maroc, les Émirats arabes unis et l'Équateur.

L'objectif annoncé est double : vendre plus de produits colombiens à l'étranger et convaincre des entreprises étrangères d'investir en Colombie. Le Maroc fait partie des premiers marchés ciblés par la future administration, qui doit prendre ses fonctions le 7 août.

Pour l'instant, les détails concrets manquent. Aucun secteur précis ni calendrier n'a été donné pour le volet marocain. Le ministre a simplement expliqué que des discussions avaient déjà commencé avec des représentants étrangers et que Rabat est considéré comme un partenaire "très important" pour l'économie colombienne.

La nouvelle équipe veut aussi rassurer les investisseurs. Mauricio Gomez Amin a promis des "règles stables", une "sécurité juridique" et une gestion "au grand jour". En clair, la Colombie veut montrer qu'elle est un pays fiable pour faire des affaires, et le Maroc est un des marchés clés pour y parvenir.

Au-delà du Maroc, des contacts ont déjà eu lieu avec le Chili, l'Équateur, la Bolivie et le Pérou. Un déplacement au Japon est aussi prévu en août. Reste à voir ce que ces annonces donneront concrètement pour les échanges entre le Maroc et la Colombie.