Le Maroc monte au créneau après des frappes de drones visant des installations pétrolières en Arabie saoudite. Rabat a condamné ces attaques et assure Riyad de son « soutien entier ».
Selon Barlamane, le ministère marocain des affaires étrangères a publié un communiqué le 29 juillet pour condamner des attaques de drones attribuées à des milices soutenues par l'Iran contre l'Arabie saoudite. Le texte qualifie ces frappes de « violation flagrante » de la souveraineté saoudienne et d'« atteinte grave » à sa sécurité nationale. Le Maroc y exprime sa « pleine solidarité » avec Riyad face à ce qu'il appelle une « agression éhontée ».
Concrètement, que s'est-il passé ? La défense aérienne saoudienne a intercepté et détruit, le 28 juillet, plusieurs drones qui tentaient de frapper des installations pétrolières dans l'est du pays, d'après le ministère saoudien de la défense. Son porte-parole, Turki Al-Maliki, a imputé ces tirs — partis du territoire irakien — à des milices « soutenues par l'Iran ». La veille, le 27 juillet, des drones lancés depuis l'Irak avaient déjà été interceptés contre des sites pétroliers saoudiens. Parallèlement, les rebelles houthis du Yémen — également appuyés par Téhéran — ont revendiqué des frappes de drones contre des infrastructures énergétiques du royaume, dont des sites d'acheminement du brut vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge.
Cette escalade a déclenché une riposte rapide. Dans la nuit du 28 au 29 juillet, les États-Unis et l'Arabie saoudite ont mené des frappes dans l'est de l'Irak contre des « terroristes alignés sur l'Iran », selon le Commandement militaire américain pour le Proche-Orient (Centcom). Les Forces de mobilisation populaire irakiennes ont fait état d'un bilan préliminaire de 20 morts.




