La route migratoire vers l'Espagne change de visage : les Algériens sont désormais plus nombreux que les Marocains à l'emprunter, selon un nouveau rapport.
Entre janvier et avril 2026, 5 647 personnes sont arrivées en Espagne par la Méditerranée occidentale, selon le dernier Panorama mondial des routes migratoires de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), publié mercredi 12 août. Sur cet axe, les ressortissants algériens représentent 42 % des arrivées, tandis que les Marocains en constituent 22 %.
Cette différence est significative : la part algérienne est presque le double de la part marocaine. Ensemble, Algériens et Marocains représentent 64 % des arrivées sur cette route, contre 68 % sur la même période l'année précédente. L'OIM les décrit toujours comme les « principaux pays d'origine » de cet axe migratoire.
Le rapport, relayé par Barlamane, montre aussi une évolution dans la composition des arrivées : la part des Soudanais a fortement grimpé, passant de 3 % à 11 % (570 arrivées contre 98 un an plus tôt), tandis que celle des Somaliens a reculé de 10 % à 3 %.
Autre enseignement : les arrivées par voie terrestre, notamment à Ceuta et Melilla (enclaves espagnoles au Maroc), ont explosé, avec une progression de 300 % par rapport à l'année précédente. L'OIM y voit une « pression plus forte sur les points d'arrivée en Afrique du Nord » et évoque l'hypothèse de tentatives visant à « éviter les patrouilles maritimes le long du littoral marocain ».




