Les traversées vers les Canaries ont nettement diminué. Les autorités espagnoles attribuent ce reflux, en grande partie, à l'action des pays de transit et d'origine, dont le Maroc.
Le phénomène migratoire sur la route des Canaries, cet archipel espagnol au large de l'Afrique, connaît un net ralentissement. Selon Barlamane, qui rapporte les déclarations d'Anselmo Pestana, représentant de l'État espagnol aux Canaries, les arrivées par mer ont chuté de près de 60 % entre janvier et fin juillet par rapport à la même période l'an dernier. Concrètement, environ 6 900 personnes de moins ont été recensées.
Pour expliquer cette baisse, M. Pestana évoque une « très bonne collaboration » avec les pays africains, en particulier la Mauritanie et le Sénégal. Il mentionne aussi une « retenue » observée au Maroc, et insiste sur la nécessité de maintenir d'excellentes relations avec le royaume, les deux pays étant, selon lui, liés par une coopération incontournable.
Ces résultats interviennent alors que les accords conclus entre l'Union européenne, l'Espagne et les pays partenaires commencent à porter leurs fruits. Ces accords associent investissements et coopération pour lutter contre les réseaux qui organisent ces dangereuses traversées. Bien que la baisse soit marquée, M. Pestana prévient qu'elle pourrait être moins forte en fin d'année, avec une diminution annuelle estimée entre 30 % et 40 %.
Le délégué espagnol a tenu à saluer spécifiquement la coopération marocaine, qu'il qualifie de « très notable », tout en liant cette dynamique au développement économique du royaume, qui devrait améliorer les conditions de vie de sa population.




