Les relations économiques entre le Maroc et l'Inde passent à la vitesse supérieure. Les deux pays ont ouvert lundi à Rabat leur septième commission mixte, avec un objectif affiché : doubler leurs échanges commerciaux dans les cinq prochaines années.

Cette rencontre, qui s'est étalée sur deux jours, a réuni des délégations gouvernementales et des représentants du secteur privé. Elle intervient une décennie après le regain diplomatique amorcé par la visite du roi Mohammed VI en Inde, selon Barlamane.

Concrètement, les échanges de marchandises entre les deux pays avoisinent déjà les quatre milliards de dollars. Les discussions ont porté sur l'élargissement des relations commerciales, la promotion des exportations et des investissements, ainsi que sur le resserrement de la coopération mutuelle.

Le ministre indien délégué au commerce et à l'industrie, Jitin Prasada, a qualifié sa rencontre avec le secrétaire d'État marocain chargé du commerce extérieur, Omar Hejira, de « importante et fructueuse ». Il a plaidé pour la création d'un groupe de travail conjoint dédié au commerce bilatéral et pour l'examen de la possibilité de conclure un accord commercial préférentiel — un mécanisme qui réduirait les droits de douane entre les deux pays.

L'automobile, la mobilité électrique, les énergies renouvelables et les engrais ont été désignés comme domaines prioritaires. Un secteur clé, puisque l'Inde dépend fortement des engrais marocains, notamment ceux produits à Jorf Lasfar. En parallèle, New Delhi cherche à étendre son empreinte industrielle en Afrique, avec le Maroc comme porte d'entrée.

Les deux pays ont également fixé un programme d'échanges culturels pour les années 2026 à 2030. Les entreprises indiennes ont été invitées à participer aux chantiers marocains, sans que le détail de ces projets n'ait été précisé dans les annonces officielles.