Une entreprise allemande veut faire du Maroc un maillon clé de la production aéronautique européenne. Sa nouvelle usine près de Casablanca doit démarrer avant la fin de l'année.
Quand on parle d'avion, on pense aux ailes, aux moteurs ou au fuselage. Mais un avion, c'est aussi des milliers de tuyaux, de soufflets et de raccords qui circulent dans tout l'appareil. C'est précisément ce que fabrique Masterflex, un groupe allemand spécialisé dans ces composants techniques. Et il a choisi le Maroc pour sa première usine dédiée exclusivement à l'aéronautique.
Selon Barlamane, qui a relayé l'information, le groupe a confirmé que la production commencerait avant la fin de l'année 2026. Son directeur financier a même résumé l'ambition : faire du Maroc « l'atelier prolongé de l'Europe », selon Börsenradio. Autrement dit, produire au Maroc pour approvisionner rapidement les usines européennes.
L'usine s'installera dans la zone industrielle Midparc, près de l'aéroport Mohammed-V de Casablanca. Elle occupera environ 4 000 mètres carrés, avec une extension prévue de même taille plus tard. Le groupe allemand prévoit d'investir environ 50 millions de dirhams sur cinq ans et de créer près de 77 emplois directs.
Que produira-t-on exactement ? Des tuyaux techniques, des soufflets (ces éléments flexibles qui absorbent les vibrations), des pièces moulées et des systèmes de raccordement. Le tout à base de matériaux haute performance, comme des élastomères et des textiles techniques, et destiné uniquement à l'aéronautique. Les premières livraisons aux clients sont prévues à partir du quatrième trimestre 2026, si le calendrier est respecté. La pleine capacité devrait être atteinte vers 2030.
Ce site marocain vient compléter deux usines déjà existantes du groupe en Europe : l'une à Norderstedt, dans le nord de l'Allemagne, et l'autre à Plana, en République tchèque. Ces deux sites fabriquent déjà ce type de composants sous la marque Matzen & Timm pour des clients aéronautiques internationaux. Le choix du Maroc, annoncé en 2025, s'explique par la proximité de l'Europe, la disponibilité de personnel qualifié et les conditions logistiques, selon le constructeur.




