Pour garantir l'approvisionnement en farine et stabiliser les prix, le Maroc relance l'importation de blé tendre avec une aide financière de l'État.
À partir de la mi-septembre 2026 et jusqu'à la fin de l'année, les professionnels du secteur céréalier pourront importer du blé tendre avec une prime forfaitaire versée par l'État. Ce dispositif vise à encourager les achats à l'étranger pour couvrir les besoins du pays.
Selon Aujourd'hui le Maroc, une circulaire de l'ONICL (Office National Interprofessionnel des Céréales et des Légumineuses) détaille le fonctionnement de cette mesure. La prime concerne uniquement les organismes stockeurs — comme les commerçants de céréales, les coopératives agricoles et minoteries industrielles — qui importeront du blé tendre meunier entre le 16 septembre 2026 et le 31 décembre 2026.
Concrètement, l'État s'engage à compenser la différence entre le prix de revient moyen du blé importé et un prix de référence fixé à 270 dirhams par quintal. Le calcul se base sur les cotations internationales des origines Allemagne, Argentine, France et États-Unis, en prenant les deux prix les plus bas, avec des ajustements si l'écart dépasse un certain seuil.
Cette décision, prise conjointement par le ministère de l'Économie et des Finances et celui de l'Agriculture, vise à soutenir les meuniers face aux fluctuations des prix mondiaux. En facilitant les importations, elle devrait contribuer à stabiliser l'approvisionnement en blé et à maintenir des prix abordables pour les consommateurs.
Pour les professionnels, cela représente une opportunité de s'approvisionner à moindre coût, tout en garantissant un revenu aux producteurs locaux. Le système de restitution est prévu pour une période limitée, jusqu'à la fin de l'année 2026.




