Une annonce qui change la donne pour les entreprises de défense : elles pourront bientôt tester leurs équipements sur des terrains militaires américains, y compris une zone au Maroc, avec un délai d'attente considérablement réduit.

Les industriels privés de défense ont souvent du mal à accéder à des terrains d'essais réalistes pour tester leurs équipements avant de les vendre aux armées. Jusqu'à présent, il fallait parfois attendre près de dix-huit mois pour obtenir un créneau. Mais selon un communiqué du département de l'armée de terre américaine relayé vendredi 7 août, ce délai est désormais réduit à trente jours pour les entreprises qui déposent une demande sur le portail testrange.army.mil.

Ce dispositif, rapporté par Barlamane, inclut une zone d'entraînement multidomaine située au Maroc, ainsi que quatre sites aux États-Unis. C'est le seul emplacement hors du territoire américain dans la liste. L'accès à ce site marocain est préparé avec le commandement américain pour l'Afrique (Africom) et des partenaires, précise le communiqué.

Concrètement, une entreprise qui dépose un dossier peut espérer être placée sur un champ de tir dans les trente jours. Aucun contrat fédéral en cours ni relation antérieure avec le gouvernement américain n'est exigé pour postuler. Chaque entreprise retenue se verra affecter un accompagnateur pour l'aider à réserver des créneaux.

Le texte ne précise pas encore le calendrier d'ouverture du site marocain, ni les modalités administratives qui s'y appliqueraient. La promesse d'un créneau sous trente jours concerne en premier lieu les quatre sites américains : Dugway dans l'Utah, West Cibola en Arizona, Camp Shelby dans le Mississippi et Camp Grayling dans le Michigan.

Les équipes du département de l'armée de terre devront proposer aux candidats des fenêtres et emplacements disponibles, mais la date et le lieu souhaités ne sont pas garantis en raison des contraintes de capacité. Ces terrains visent à offrir aux entreprises des environnements réalistes, proches des champs de bataille contemporains, pour éprouver et corriger rapidement leurs matériels — notamment les drones et les systèmes de lutte anti-drones.