Chaque année, à l'occasion de la Fête de la Jeunesse, le souverain marocain use de son droit de grâce. Cette fois, 667 personnes condamnées par les tribunaux du Royaume en bénéficient, dont une grande majorité derrière les barreaux.

Ce geste royal intervient dans un cadre précis : la grâce est une prérogative du Roi, qui peut alléger ou annuler des peines prononcées par la justice. Selon le ministère de la Justice, cité par Aujourd'hui le Maroc, 526 des bénéficiaires sont actuellement en détention, tandis que 141 autres sont en liberté.

Concrètement, pour les détenus, la grâce prend plusieurs formes : certains voient leur peine complètement annulée (07 cas), d'autres obtiennent une réduction de leur temps d'emprisonnement (517 cas), et deux détenus condamnés à perpétuité voient leur peine transformée en peine à temps. Pour ceux qui sont libres, la grâce peut effacer une peine d'emprisonnement, une amende à payer, ou les deux à la fois, selon les situations.

Ce geste s'inscrit dans une tradition : à chaque fête nationale ou religieuse, le Roi peut accorder des grâces. La Fête de la Jeunesse, célébrée cette année, marque l'occasion de ce geste de clémence, comme le souligne le communiqué officiel, qui évoque le souverain comme « source de clémence et de miséricorde ».

Pour les 667 personnes concernées, cela signifie concrètement une liberté retrouvée, une peine allégée, ou une dette envers l'État effacée. Un acte qui, chaque année, touche des dizaines de familles à travers le Maroc.