Le Brésil est devenu une destination notable pour les demandeurs d'asile, et les Marocains y figurent désormais parmi les principales nationalités, bien loin derrière les deux premiers flux.

Selon les données de l'Observatoire des migrations internationales (OBMigra), publiées par Barlamane, les Marocains ont formé la cinquième nationalité parmi les demandeurs d'asile au Brésil en 2025. Cela représente environ 907 dossiers sur les 75 599 demandes enregistrées, soit 1,2 % du total.

Pour comprendre l'importance de ce chiffre, il faut savoir que le Brésil a reçu un afflux massif de demandes d'asile cette année-là, principalement en provenance de Cuba (55,4 %) et du Venezuela (28,1 %), qui ensemble concentrent 83,5 % des dossiers. Derrière eux viennent la Colombie (1,9 %), l'Angola (1,7 %) et le Maroc, qui se place juste après. Les 172 autres pays se partagent le reste.

Le profil des demandeurs marocains est très majoritairement masculin : près des trois quarts des dossiers sont portés par des hommes, contre environ un quart par des femmes. C'est la proportion masculine la plus élevée parmi les cinq premières nationalités. Le rapport ne fournit pas de chiffres exacts pour cette répartition, ni le nombre de décisions favorables ou défavorables concernant les dossiers marocains.

Le Maroc se distingue par sa présence dans le tableau des principales provenances de l'OBMigra, qui ne retient que quelques nationalités individualisées. Cette position place le pays parmi les rares origines suivies de près par les autorités brésiliennes.

Sur la période 2010-2025, plus de 551 000 personnes ont sollicité l'asile au Brésil, selon les données de la Police fédérale et du Comité national pour les réfugiés (Conare). Le total de 2025 figure parmi les plus élevés de cette série, avec 177 pays d'origine recensés.

Cette information provient de Barlamane, qui a relayé les données de l'OBMigra. Pour plus de détails, consultez l'article original : Les Marocains forment la cinquième nationalité parmi les demandeurs d'asile au Brésil avec 1,2 % des dossiers en 2025.