Le Maroc se distingue comme l'un des pays les plus efficaces dans l'utilisation de l'aide technique internationale liée à l'atome, selon un nouveau rapport de l'AIEA.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'organisme de l'ONU qui promeut les usages pacifiques du nucléaire, a publié en août les chiffres de sa coopération technique avec le Maroc pour l'année 2025. Le royaume a reçu 1,168 million d'euros d'assistance, et ce qui frappe, c'est qu'il a presque tout dépensé : 99,5 % du programme a été exécuté. Cela signifie que le Maroc a vraiment utilisé l'argent et les ressources mis à sa disposition, au lieu de les laisser inutilisés.
Tout cela est détaillé dans le supplément statistique du rapport annuel de coopération technique de l'AIEA, consulté par Barlamane. Ce montant d'un million d'euros se décompose en trois parties : 577 534 euros pour des projets propres au Maroc, 486 305 euros pour des projets régionaux (impliquant plusieurs pays) et 104 393 euros pour des projets interrégionaux (entre différentes régions du monde). Sur la partie nationale, la plus grosse somme, 455 340 euros, a servi à acheter des biens et des services, tandis que 122 193 euros ont été consacrés aux ressources humaines, c'est-à-dire à la formation et au recrutement de personnel.
Le Maroc s'est aussi montré exemplaire côté financier : il a payé l'intégralité de sa contribution au Fonds de coopération technique (FCT), le mécanisme central de financement de l'AIEA. Sa quote-part s'élevait à 51 940 euros, calculée sur une base de 0,053 % d'un objectif global de 98 millions d'euros, et il a tout versé, soit un taux d'acquittement de 100 %. Mieux : il a aussi réglé des arriérés de participation aux coûts nationaux, effaçant un solde de 21 681 euros.
Ce bon résultat place le Maroc en deuxième position des pays africains pour l'exécution de leur programme, juste derrière le Bénin (99,8 %) et devant la Namibie (99,3 %). En matière de formation, l'AIEA a accordé 21 bourses ou visites scientifiques à des Marocains, et le royaume a accueilli 168 participants étrangers à des formations. De plus, 19 experts marocains ont été envoyés à l'international pour partager leur savoir-faire, ce qui montre que le pays n'est pas seulement un bénéficiaire : il contribue aussi à la coopération mondiale.




