Pour faire face à la demande croissante de produits de la mer, le Maroc doit organiser et développer l'aquaculture. C'est dans cette optique que l'Agence nationale pour le développement de l'aquaculture (ANDA) lance une étude dans la région de Souss-Massa.

Il s'agit, selon Aujourd'hui le Maroc, de passer en revue environ 200 kilomètres de côte pour identifier les endroits les plus prometteurs pour l'élevage aquacole — en mer (parcs, cages) mais aussi à terre (bassins, bases logistiques). L'objectif est de mettre à jour deux documents de planification : le Plan régional d'aménagement et de gestion aquacole (PAA) et le Projet des structures aquacoles (PSA).

Cette mise à jour tient compte des évolutions récentes : nouvelles données environnementales et économiques, attentes des acteurs locaux, et surtout la loi 84-21 qui encadre désormais l'aquaculture marine. L'étude devra aussi vérifier que les futurs élevages ne gênent pas les activités déjà présentes sur la côte : pêche, tourisme, etc. Concrètement, les experts vont cartographier les zones de pêche et les espaces touristiques, et déterminer s'ils sont compatibles avec de nouveaux projets aquacoles.

Un autre volet consiste à préparer deux études d'impact : l'une stratégique sur le nouveau plan régional (Évaluation environnementale stratégique, ou EES), l'autre sur les sites précis des futures installations (Étude d'impact sur l'environnement, ou EIE). Ces évaluations sont obligatoires pour obtenir les autorisations de construire et d'exploiter. Enfin, l'étude doit faire émerger de nouvelles opportunités d'investissement dans la région.

Une fois ces cartes et plans validés, les investisseurs sauront exactement où ils peuvent implanter leurs fermes aquacoles — et sous quelles conditions environnementales. C'est un levier important pour le développement économique de la région Souss-Massa et pour la souveraineté alimentaire du pays en produits marins.