Un long chapitre se tourne au sein du parti Istiqlal. À quelques semaines du scrutin législatif du 23 septembre, l'une des figures historiques du groupe parlementaire annonce quitter le navire, sans pour autant abandonner l'engagement politique.
Nouredin Moudian, qui siège au Parlement marocain depuis près de trois décennies, ne sera pas candidat aux élections législatives de septembre. L'information, rapportée par Médias24, précise que l'ancien responsable du groupe istiqlalien explique ce choix par une volonté de « passer le relais ». Autrement dit, il estime que le moment est venu de laisser la place à d'autres.
Ce qui retient l'attention, c'est la raison évoquée en filigrane. L'homme politique a récemment été condamné pour diffamation. Une condamnation qui, selon lui, ne le rend pas inéligible. Autrement dit, il affirme que cette affaire judiciaire ne l'empêche pas de se présenter aux élections, même s'il a décidé de ne pas le faire.
Ce double message — je pars, mais je reste — pourrait surprendre. D'un côté, il renonce à un mandat qu'il a occupé pendant trente ans, signe d'un retrait probable de la scène électorale. De l'autre, il assure que sa condamnation ne met pas fin à sa carrière politique. Cette distinction est importante : elle suggère qu'il pourrait continuer à jouer un rôle dans la vie politique marocaine, sous une autre forme.
Pour comprendre l'enjeu, il faut savoir que l'éligibilité est une condition légale pour être candidat. Si Nouredin Moudian insiste sur le fait qu'il remplit toujours cette condition, c'est peut-être pour dissiper tout doute sur sa situation juridique. Mais en choisissant de ne pas se représenter, il laisse aussi planer une question : ce renoncement est-il vraiment volontaire, ou subi ? La source ne donne pas de réponse claire à cette interrogation.
En tout cas, cette décision marque la fin d'une époque pour le groupe parlementaire de l'Istiqlal, dont il était l'un des membres les plus expérimentés. Reste à savoir si ce départ annonce d'autres changements au sein du parti, ou s'il s'agit d'un cas isolé.




