À l'approche des élections législatives, les partis politiques marocains s'activent et les ralliements se multiplient. Le Parti authenticité et modernité (PAM) vient d'enregistrer plusieurs arrivées de poids, dont celle de la maire de Rabat.

Fin août, la scène politique marocaine a connu des mouvements importants. Des élus locaux changent de parti, redessinant les rapports de force dans les conseils municipaux. Ces changements interviennent alors que les prochaines élections législatives approchent, une période où les partis tentent de renforcer leurs positions.

Selon Barlamane, qui a rapporté l'information, le PAM a officialisé samedi 29 août le retour de Fatiha El Moudni, la maire de Rabat, et d'Adil El Atrassi, président du conseil de l'arrondissement Souissi. Tous deux avaient quitté le Rassemblement national des indépendants (RNI) en juin, accompagnés de plusieurs conseillers municipaux. Ces deux figures occupent des postes clés dans la gestion de la capitale : l'une préside le conseil communal de Rabat, l'autre dirige l'un des cinq arrondissements de la ville.

Le même jour, le parti a enregistré l'arrivée de Souad Zaidi, une ancienne députée. Son parcours illustre les changements fréquents d'affiliation politique : elle a quitté l'Union socialiste des forces populaires (USFP) pour rejoindre le Parti du progrès et du socialisme (PPS), sous l'étiquette duquel elle a été élue au Parlement en 2016, sur une liste nationale réservée aux femmes. Elle y est restée jusqu'en 2021. Elle avait ensuite participé aux élections de cette même année sous les couleurs du Mouvement populaire (MP) à Rabat. Cette fois, elle rejoint le PAM dans la province de Benslimane, déplaçant son ancrage politique hors de la capitale.

Ces mouvements montrent comment les partis marocains cherchent à attirer des personnalités établies et expérimentées avant le scrutin législatif. Le PAM récupère ainsi deux élus qui disposent déjà de mandats exécutifs locaux, un atout non négligeable pour la prochaine campagne électorale.