Un grand constructeur chinois d'éoliennes vient de prendre un engagement financier important pour sa filiale marocaine. Cela montre que le marché de l'énergie au Maroc attire de gros acteurs internationaux, mais aussi que les filiales locales peuvent avoir des difficultés financières.
Selon Barlamane, le 17 juillet, le groupe chinois Goldwind Science et Technologie a garanti les obligations de sa filiale Goldwind Maroc. Cette garantie concerne un contrat de maintenance de long terme pour des turbines éoliennes, signé avec Énergie éolienne du Maroc SA. Le montant de cette garantie atteint environ 13,68 millions de dollars, soit l'équivalent de 127,6 millions de dirhams, selon le cours de change de la Banque centrale marocaine.
Cette garantie est valable pour une durée de sept ans. Elle couvre ce que la filiale marocaine doit faire dans le cadre du contrat de services. Pour le géant chinois, ce montant ne représente que 0,21 % de ses fonds propres à la fin de 2025. L'information a été rendue publique via un avis réglementaire à la Bourse de Hong Kong.
Les comptes de Goldwind Maroc montrent une situation financière préoccupante. La filiale a certes vu son chiffre d'affaires augmenter : 193,5 millions de dirhams entre janvier et mai 2026, contre 125 millions de dirhams sur l'ensemble de 2025. Mais son bénéfice net a fortement baissé, passant de 2,9 millions de dirhams en 2025 à seulement 631 000 dirhams sur les cinq premiers mois de 2026. Surtout, son taux d'endettement dépasse 99 %, bien au-dessus du seuil de 70 % qui alerte les investisseurs.
En clair, Goldwind Maroc gagne plus d'argent qu'avant, mais elle en garde beaucoup moins, et elle est très endettée. C'est pour ça que sa maison mère a dû se porter garante. Un détail intéressant : l'accord a été signé à la fois à Pékin et à Casablanca, ce qui montre que les deux parties ont officialisé l'engagement dans les deux capitales.




