Une entreprise chinoise spécialisée dans les équipements automobiles vient de franchir une étape clé pour son implantation au Maroc. Son projet d'usine, dont l'enveloppe a été revue à la hausse, a finalement trouvé son terrain à Tanger après un détour par Rabat.
Le groupe chinois Sanlian a achevé lundi l'enregistrement de sa filiale marocaine, baptisée Technologie Sanlian Maroc, auprès du tribunal de commerce de Tanger. Selon Barlamane, qui a obtenu une copie du document officiel, cette nouvelle société, détenue à 100% par une entité singapourienne, sera installée dans la zone franche de Tanger Tech, une plateforme industrielle dédiée aux entreprises exportatrices.
Selon Barlamane, la société a un capital social de 100 000 dirhams, une somme purement symbolique qui ne reflète pas l'ampleur du projet. Sa mission : fabriquer des équipements électriques et électroniques pour l'automobile, une activité stratégique alors que le Maroc développe son industrie automobile.
Le projet a connu des rebondissements. Initialement, Sanlian avait prévu d'investir 4 millions de dollars dans cette aventure, avec une autorisation obtenue en décembre 2024 auprès des autorités de la province chinoise de l'Anhui. Mais en octobre 2025, l'entreprise a revu ses ambitions à la hausse : l'enveloppe est passée à 18 millions de dollars, soit environ 167,5 millions de dirhams, pour finalement être déclarée à 150,5 millions de dirhams. Cette somme représente l'investissement autorisé pour le projet, pas encore le coût total de l'usine.
Autre retournement : le choix du site. À l'origine, l'entreprise visait Tanger, mais elle s'était rabattue sur Rabat en raison de la rareté des terrains disponibles. Finalement, après des négociations foncières qui ont duré d'octobre 2025 à juillet 2026, la décision a été inversée. Le terrain retenu se trouve bien à Tanger, et un acompte a déjà été versé pour son acquisition.
Le groupe justifie son implantation au Maroc par la volonté d'augmenter ses ventes et de conquérir de nouveaux marchés étrangers. Ce projet illustre l'attractivité croissante du Maroc pour les investisseurs chinois dans le secteur automobile, qui cherchent à profiter de la position stratégique du royaume comme porte d'entrée vers l'Europe et l'Afrique.




