Les échanges d'électricité entre l'Espagne et le Maroc s'intensifient, signe d'une coopération énergétique qui se renforce.

Selon le bulletin statistique de la Gestion technique du système gazier (GTS) d'Enagás, cité par Barlamane, le solde des échanges électriques entre les deux pays a atteint 0,6 térawattheure (TWh) en juillet 2026, contre 0,4 TWh un an plus tôt. Ce solde positif signifie que l'Espagne a exporté plus d'électricité qu'elle n'en a importé du Maroc.

Cette hausse intervient alors que la consommation électrique espagnole a bondi de 7,1 % sur la même période, atteignant 23,5 TWh. La production à partir de gaz naturel a progressé de 35,8 % (5,0 TWh contre 3,7 TWh), ce qui explique en partie la capacité accrue d'exportation.

Du côté du gaz, les sorties par Tarifa, point de passage vers le Maroc, se sont maintenues à 992 GWh en juillet, un volume identique à celui de l'année précédente. Depuis janvier, le cumul atteint 4 950 GWh, en recul de 13,7 % par rapport aux sept premiers mois de 2025. Le document précise que ces volumes sont comptabilisés comme « sorties du réseau de transport », sans préciser leur destination finale.

Parallèlement, les arrivées de gaz algérien par Almería ont augmenté de 9,6 % en juillet (10 228 GWh contre 9 330 GWh), ce qui témoigne d'une dynamique contrastée entre les deux points d'entrée du gaz en Espagne.

Pour le lecteur non familier : un TWh équivaut à un milliard de kilowattheures, de quoi alimenter environ 250 000 foyers marocains pendant un an. Cette progression des flux électriques montre que le Maroc s'appuie de plus en plus sur le réseau espagnol pour répondre à sa demande énergétique, même si les volumes restent modestes à l'échelle des deux pays.