Un mégaprojet énergétique entre le Maroc et le Nigeria vient de franchir une étape clé. Mais avant que le gaz ne coule, il reste plusieurs inconnues à lever.
Selon Médias24, qui a rapporté l'information, la signature de l'accord intergouvernemental le 19 juillet marque un tournant pour ce projet. L'objectif est d'acheminer le gaz naturel produit en Afrique de l'Ouest jusqu'au Maroc, puis vers l'Europe.
Le projet s'appuie sur d'immenses réserves gazières au Nigeria, au Sénégal et en Mauritanie. Mais concrètement, qui va payer la construction de ce gazoduc, comment sera-t-il construit sur le territoire marocain, et quand le premier gaz arrivera-t-il ? Autant de questions auxquelles les autorités n'ont pas encore répondu en détail, selon Médias24.
Pour l'instant, une seule date est évoquée : le premier gaz n'est attendu qu'en 2031. Cela donne une idée de l'ampleur du chantier, qui doit traverser plusieurs pays et nécessite des investissements colossaux. Le financement reste le point le plus flou : aucun bailleur de fonds précis n'a été annoncé, et il n'est pas encore clair si ce sont les États, des entreprises privées ou des institutions internationales qui mettront la main au portefeuille.
Sur le sol marocain, le tracé exact du gazoduc n'est pas non plus encore officialisé. Le projet prévoit de longer la côte atlantique, mais les détails techniques et les études de faisabilité restent à finaliser. En attendant, l'accord signé donne un cadre juridique et politique solide pour avancer, mais le chemin est encore long avant que le gaz ne coule vers l'Europe.




